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Almost all of these measures and weights had ideographs invented to

express them.

The same is true of several of the beasts of burden and other common domestic animals. Some have ideographs, others not. The fowl, the goose, the duck, the donkey, and the mule, are spelled phonetically. The horse, sheep, cow, swine, have pictures drawn of them, , , 牛,

The metals are written phonetically, except gold, which is kim, and this is also used as a common name for all metals. There seems no reason to doubt that silver, copper, iron, and tin were known at the time of the invention of writing. Iron is mentioned in books as early as any other of the metals. Coined money was a later invention. The precious metals were weighed out by the pound and the ounce, the pound being a hatchet-shaped weight, and called from that circumstance kin.

The extent of the vocabulary may be judged of from the number of words which, at the option of the speaker, may be used for any one idea. Thus ** kien or the kien, ju siuen, hindi lien, 1 tse or dak, $E t'iau, are all used in the sense to choose.' By applying the preceding laws of letter-change, these five verbs are reduced to three. Siuen=lien. Tse or dak-tiau.

Those who wish, in Darwin's way, to account for the origin of moral ideas, will get little aid from the Chinese names, which have now attained, since they were written down, the venerable age of four millenniums. Such terms, so far as they can be examined, come in almost each case instinctively out of man's moral nature. E'benevolence,' comes from jen 'man,' just as humanitas does from homo. The sound of the word is the same, and the character is formed from that for 'man' hiau 'filial piety,' is etymologically connected

. with the word kiau to “instruct,’ both in meaning and in the form of the character. tik kiau 'to instruct,' again, is connected with the idea of the 'imitation' hiau, of learning' hok, and of making strokes' hwak. These are all probably one word originally. The idea of loyalty is based on the centre of human nature. It is called chung, and so also is the human mind and heart, which is represented in the oldest Chinese moral system as sent down from heaven and implanted in man as a gift from above. The words for 'right' and 'wrong' are identical with the simplest words for affirmation and

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negation, shi 2, and fei . To the primitive Chinese mind the

. substantive verb expresses what is right, and its contradictory that which is wrong. This is only consistent with the instinctive theory of the origin of moral ideas. Another point to be here noticed is that the Chinese words for 'right' and "wrong' have also the meaning 'this' and 'that.' The oldest sounds traceable for the common demonstratives are dik and pit. The Chinese words for reason' u lelt), l'ceremonies' lect), ‘moderation in conducte tset, are connected with the root dit or di 'order,' Fij liet ‘arrange in order,' “arrangement.'

The word for 'rectitude,'i or ge or get, is probably identical with the other common demonstrative # k'i or gi or get, and derives its origin from it.

*Conscience,' and the consciousness that what I do is right,' is also expressed in Chinese by a compound phrase, which means good heart' liang sin.

The words for 'good' and 'bad' are connected with the words for * loving' and 'hating.' 7 hau 'good' (on the Stone Drums 75), and shan virtuous,' both take a verb force 'to like,' or 'to regard as good.' So with ak · bad.' As a verb it means “to hate.' Liking and disliking were the originals from which the adjectives were formed. Here we are left in uncertainty. Goodness may come from liking, or liking from goodness.

The strength and definite outspokenness of the moral consciousness in the Chinese mind thus reveals itself in the earliest form of the language, which we can now examine, as it does throughout the most ancient literature, and the writings of the most famed national teachers.

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SUR LA RECONSTITUTION

DE LA

LANGUE CHINOISE ARCHAÏQUE.

PAR LE PROFESSEUR LÉON DE ROSNY.

(Résumé de la Communication.)

Je demande au Congrès la permission de lui soumettre quelques uns des résultats philologiques des études que j'ai été appelé à entreprendre pour composer la partie de mon Histoire de la Race Jaune relative aux langues de la Chine et de l'Asie orientale.

J'ai essayé d'établir l'année dernière, à l'une des séances de la première Session de ce Congrès, que le monosyllabisme, qui est d'ordinaire, non point le caractère d'un groupe linguistique, mais celui d'une période particulière, d'un âge de la vie des langues, jouait un rôle tellement essentiel en chinois, que, malgré l'insuffisance de cette dénomination, il n'était guère possible d'en choisir une meilleure pour les langues parlées dans le Céleste-Empire et pour les idiomes de l’Inde-Transgangétique qu'on a considérés jusqu'à présent comme étant de la même famille.

Seulement il est nécessaire pour se former une idée exacte de ce qu'était anciennement le monosyllabisme chinois, de reconstituer la prononciation archaïque des signes, très-altérée dans le kouan-hoa ou langue vulgaire généralement répandue dans l'empire. J'ai essayé de

reconstituer cette prononciation archaïque, à l'aide des mots dont la notation phonétique avait été conservée par les peuples qui ont entretenu dans les anciens temps des relations avec la Chine, et en outre au moyen de lois de permutations fondées sur l'étude comparée de la langue mandarine et des dialectes provinciaux de Canton et du Fouhkien. La connaissance du Japonais m'a apporté, pour ce travail, le plus inappréciable secours. Les insulaires du Nippon ont, en effet, emprunté un nombre considérable de mots aux Chinois, à une époque où la langue de ces derniers n'avait point encore subi les altérations qu'on y constate surtout depuis la dynastie des Tang. Lorsque les Japonais commencèrent à étudier la littérature chinoise, on faisait encore usage, dans la patrie de Confucius, de la vieille prononciation à laquelle ils ont donné le nom de Kan-won, ‘sons de la dynastie des Han.' Outre d'autres particularités qu'il serait trop long de signaler ici, cette vieille prononciation distinguait d'une façon toute spéciale les mots affectés du ton musical i juh-ching ou 'ton bref' des missionnaires. Ces mots formaient des monosyllabes bilitères, c'est à dire, composés d'une voyelle simple ou d'une diphthongue entre deux consonnes. Avec de tels thèmes bilitères, on obtenait des mots absolument analogues aux racines primitives des idiomes sémitiques et âryens. De nos jours encore, ces thèmes se rencontrent dans les mêmes conditions, en cantonais, en fohkiènois, en annamite, en coréen, etc. L'examen des mots empruntés au bouddhisme, et dont les éléments sanscrits avaient dû être notés avec toutes les ressources qu'offrait pour ce travail de transcription l'écriture idéographique si peu favorable à la représentation des sons étrangers, devait également confirmer d'une façon éclatante ces premiers résultats. Un seul exemple suffira pour expliquer ma pensée en ce moment: étant donné le mot sanscrit a lakcha "cent mille, les Chinois choisirent pour le noter phonétiquement à l'aide de leur écriture idéographique les deux signes is qui se lisent aujourd'hui lõh-tchaï. Au premier abord, on se demande pourquoi ils adoptèrent le son lõh pour rendre la lettre dévânagari a la, alors qu'ils possédaient dans leur langue des signes qui se lisent la; on pourrait se demander également pourquoi, possédant le son cha, ils ont rendu la lettre dévânagari 7 kcha par tchaï. Eh bien ! ils ont procédé aussi rationellement qu'ils pouvaient le faire. S'ils eussent pris des signes se prononcant la et cha, ils auraient formé le mot lacha et non lakcha. Au contraire, ils ont pris le caractère in parceque ce caractère, étant affecté du ton bref ou rentrant, se trouvait représenté dans le langage oral par un monosyllabe bilitère composé d'une voyelle entre deux consonnes, comme la syllabe indienne lak, et parceque in se prononçait lak, ainsi que nous l'indique notamment l'orthographe Japonaise kan-won (5h raků); quand au second signe nous trouvons, dans les dictionnaires qui nous fournissent cette dernière orthographe, qu'il se lisait anciennement cha (X). La transcription chinoise reproduit donc aussi exactement que possible le mot sanscrit lakcha.

La désinence consonnaire des monosyllabes chinois affectés du ton jůh ne souffre point d'exception ; et tous les peuples qui ont eu jadis des relations avec la Chine en ont conservé des témoignages. Dans une légende traduire du siamois et insérée dans le premier volume des travaux de notre première Session, nous trouvons notamment le nom du pays natal de Confucius transcrit Roukok (chinois Loukouěh).

J'ai dit que les Japonais nous ont conservé, sous le nom de Kan-won, sons des Han,' la prononciation qu'avaient les caractères chinois au commencement de notre ère, et même à une époque plus ancienne. Leurs dictionnaires, aussi complets que les meilleurs dictionnaires chinois, sont, à cet égard, d'une immense utilité pour la philologie comparée. Je n'ai pas cru cependant devoir considérer comme acquise la prononciation archaïque d'un monosyllabe chinois, alors que je n'avais recueilli sa prononciation Kan-won que notée en écriture syllabique du Nippon ordinairement en kata-kana). J'ai pensé qu'il fallait corroborer l'exactitude de cette notation à l'aide de rapprochements empruntés à d'autres sources. J'étais, par exemple, incertain si le son des caractères prononcé aujourd'hui tsze (7, , etc.) était bien si (*) comme l'indiquent les lexicographes japonais; ou tsi comme certains rapprochements philologiques me portaient à le supposer. J'ai dû reconnaître l'exactitude de la notation archaïque si, en la retrouvant dans la transcription de mots chinois faite par des peuples qui n'avaient certainement eu aucune connaissance de l'orthographe des Japonais. Le nom de la tribu des Mantsze (F) notamment, se prononçait encore Mansi à l'époque de Marco Polo, et c'est de la même façon (jiro) que les voyageurs arabes nous en ont mentionné l'existence.

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