Tableaux de la nature: ou Considérations sur les déserts, sur la physionomie des végétaux, et sur les cataractes de l'Orénoque, Volume 1

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Page 110 - Cest sans contredit, avec le baobab, un des plus anciens habitans de notre planète. Il est singulier que le dragonier ait été cultivé depuis les temps les plus reculés dans les îles Canaries , dans celles de Madère et de Porto-Santo , quoiqu'il vienne originairement des Indes. Ce fait contredit l'assertion de ceux qui représentent les Guanches comme une race d'hommes atlantes , entièrement isolée et n'ayant aucune relation avec les autres peuples de l'Asie et de l'Afrique.
Page 64 - C'est pourquoi celui qui , au milieu des discordes des peuples , cherche à reposer son esprit, porte volontiers ses regards sur la vie paisible des plantes et étudie les ressorts mystérieux qui meuvent l'univers ; ou bien , se livrant à cette noble impulsion dont le cœur de l'homme fut toujours animé , par un pressentiment secret il porte la vue vers les astres qui , obéissant aux lois immuables de l'harmonie, poursuivent leur carrière éternelle.
Page 222 - Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, ouvrage qui présente des recherches sur la géographie du Mexique, sur l'étendue de sa surface, et sa division politique en intendances , sur l'aspect physique du sol, sur la population actuelle , l'état de l'agriculture, de l'industrie manufacturière et du commerce ; sur les canaux qui...
Page 62 - Makos, ont des demeures fixes , vivent des fruits qu'ils ont cultivés, ont de l'intelligence et des mœurs plus douces. De vastes espaces entre le Cassiquiarè et l'Atabapo ne sont habités que par des singes réunis en société et par des tapirs.
Page 53 - Kastro sont remplies d'anguilles électriques dont le corps gluant, parsemé de taches jaunâtres, envoie de toutes parts et spontanément une commotion violente. Ces gymnotes ont cinq à six pieds de long; ils sont assez forts pour tuer les animaux les plus robustes, lorsqu'ils font agir à la fois et dans une direction convenable leurs organes armés d'un appareil de nerfs multipliés. A...
Page 195 - disent eux-mêmes que dans la saison des pluies, » cette terre est leur principal aliment. D'ailleurs » ils mangent de petits poissons, des lézards, ou » de la racine de fougère, lorsqu'ils peuvent s'en » procurer. Ils sont si friands de cette glaise, » qu'ils en mangent tous les jours un peu après » le repas pour se régaler , dans la saison même » de la sécheresse , et lorsqu'ils ont du poisson » en abondance. » Ces peuples sont d'une couleur...
Page 216 - Pendant les cinq jours, dit-il, que nous passâmes dans le voisinage de la cataracte, nous remarquâmes avec surprise que le fracas du fleuve était trois fois plus fort pendant la nuit que pendant le jour. En Europe on observe la même singularité à toutes les chutes d'eau. Quelle en peut être la cause, dans un désert où rien n'interrompt le silence de la nature? Il faut probablement la chercher dans le courant d'air chaud ascendant qui, le jour arrête la propagation du son et qui cesse pendant...
Page 15 - L'histoire de l'enveloppe végétale de notre planète et de sa propagation graduelle sur la surface pelée de la terr« a ses époques , comme l'histoire la plus reculée de l'espèce humaine. La vie est répandue partout; la force organique travaille continuellement à rattacher à de nouvelles formes les élémens séparés par la mort; mais cette richesse d'êtres organisés et leur renouvellement diffèrent suivant la différence des climats. Dans les zones froides, la nature s'engourdit périodiquement...
Page 6 - Taïti, ou les bosquets ombragés par l'épais feuillage des cacaotiers, la vue se porte au sud sur des steppes ou déserts qui s'élèvent insensiblement , et terminent l'horizon dans un lointain sans bornes. • En quittant ces lieux où la nature prodigue la vie organique, le voyageur frappé d'étonnement entre dans un désert dénué de végétation. Pas une colline, pas un rocher ne s'élève comme une île au milieu de ce vide immense. La terre présente seulement...
Page 8 - Dans toutes les zones , la nature offre de ces plaines immenses ; dans chaque zone elles ont un caractère particulier et une physionomie déterminée par leur élévation au-dessus du niveau de la mer, et par la différence du sol et du climat. Dans le nord de l'Europe on peut considérer comme des steppes ces bruyères qui sont couvertes d'une seule espèce de plantes dont la végétation étouffe celle des autres, et qui s'étend depuis la pointe de Jutland jusqu'à l'embouchure de l'Escaut.

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