Forêt et institutions ivoiriennes

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L'Harmattan, 2006 - 397 pages
Les restes de la forêt vierge de la Côte d'Ivoire peuvent disparaître malgré les efforts de quelques ingénieurs des Eaux et Forêts amoureux de leur forêt, et les financements extérieurs. L'ouvrage cherche, à travers l'analyse du concept " forêt ", à comprendre la réalité du fonctionnement des institutions de la Côte d'Ivoire. Le mépris des coutumes foncières, institué aux temps coloniaux et perpétué après l'Indépendance, une très longue absence de dialogue entre les populations rurales et les administrations, la pression économique et démographique concourent à la disparition des forêts. Houphouët-Boigny a fermé les yeux sur les accaparements des politiques et des hauts fonctionnaires, parce qu'il comptait que l'attrait financier détourne leurs auteurs de la recherche du pouvoir qu'il entendait conserver, tel les " roitelets nègres sanguinaires " dont il était le neveu, jusqu'à son trépas. L'auteur a participé à l'élaboration de décisions qui visaient à freiner ce mouvement. Il a constaté l'origine coloniale de plusieurs dispositions juridiques. L'ouvrage rappelle les fondements des droits fonciers et forestiers ivoiriens, souligne les inadaptations et propose des solutions de rechange par comparaison avec des pratiques étrangères ou en rappelant des règles dont l'abolition a été une erreur. Les troubles qui secouent la Côte d'Ivoire depuis quatre ans laissent le champ libre aux prédateurs. Il est urgent qu'un pouvoir à la légitimité incontestable prenne en main le destin des forêts et impose dans tout le pays les mesures, souvent impopulaires, indispensables à leur restauration.

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