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Cum quas frantumat faxos et undique montes
Castelles, rochas, casas, urbisque pilastros
Cum qua pendentem posset dividere terram
Sed timet antipodis alium esse forte guiotum.
Non poffent illum centum portare caballi:
Argana non centum: non poffent mille boazi
At tamen in manibus paret festuca guioti
Et quis non talem timeat de nocte guiotum
Centum campanas: tercentum milia trumbas :
Centum fersuras : centum resonare bacinos
Jurabis: quotiens vadit de nocte guiotus
Tanto vadit ftrepitu: tanto furore caminat
Sub pedibus tremat caminantem terra guiotum
Audit et in celo resonantem jupiter ipse
Credit : et in celum fortes venire gigantes
Appassatque omnes firmo munimine portas
Et brotem et steropem et nudum membra

piragmon
Vulcanumque facit nigra sudare fusina.

FINIS.

Quelque défectueuses que soient la ponctuation, et même parfois l'ortographe dans les vers qui précèdent, j'ai voulu reproduire exactement l'exemplaire que j'ai sous les

yeux.

QUATRIÈME SECTION.

GUARINO CAPELLA.

’EST la première fois que sont publiés des extraits suivis de ce poème dont il

n'y a guère que le titre de connu et le nom de l'auteur, encore celui-ci est-il écrit de trois ou quatre façons différentes. C'est tour à tour Capellus, Capelli, Capello et Capella, auquel Brunet et quelques autres bibliographes ajoutent le mot Sarfnatis qui se trouve dans le titre de sa macaronée, et qui désigne le lieu de sa naissance.

Sarfina est une ville de l'Italie centrale dans les ci-devants États

Pontificaux, Légation de Forli, sur la frontière de Toscane. C'était autrefois un évêché.

L'épître dédicatoire en prose, de Capella, à son grand ami Mariotti, est curieuse par les détails familiers qu'elle nous fournit sur l'auteur et sur la publication de son poème. Ils pourront peut-être servir à trouver quelques renseignements sur un écrivain si peu connu, et qui doit avoir publié autre chose que cette facétie.

La Macaronée de Capella est tellement rare qu'aucun des écrivains qui se sont occupés de ce genre de littérature, n'ont pû en citer des passages. C'est encore une fois grâce à l'extrême obligeance de M. Turner, que je suis à même de présenter aux lecteurs, non le poème entier, il est

trop long pour le réimprimer ici,* mais

* Il se compose de fix livres ou chants, formant 52 pages de 32 lignes à la page, dans l'édition d'Arimini, de 1526.

l'introduction en prose, les arguments de chaque chant et quelques extraits qui serviront à faire connaître le sujet, et les principaux incidents du poème, espèce de parodie du poème épique. Philomena y joue le rôle d'une Circée qui, sous l'inspiration de la méchanceté et de la luxure, trompe à la fois et Cabrinus et Galafront. Le premier vaincu

par

son rival, part pour reconquerir son royaume dont Cassandrus s'est emparé. Cabrinus et Cassandrus périssent tous deux dans un combat singulier, et Forlinus est élu Roi,

GUARINI CAPELLI

SARSINATIS

MACHARONEA,

In Cabrinum Gagamagogæ regem composita,

multum delectabilis ad legendum.

(Impressum Arimini per Hieronymum Soncinum, anno

Domini M.D.xxvi, die xvi. Decembris.)

Guarinus Capellus Sarhnas Mariotto suo compagno grandissimo. S.P.D.

MARAVIABIS forfan Mariotte mi cordialissime quare hoc opusculum anno passato a stampatoribus, ut stamparetur, non curaverim. Veritatem dicam. Cum plures huic libros, in quo parlantem Forlinum induco, qui mortuo Cabrino gagamagogæ rex creatur, attacare cercarem, quos et locorum vertigine com

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