Page images
PDF
EPUB

M. Giffard offre à la Société une brochure renfermant les rapports et les veux émis par toutes les Sociétés scientifiques d'Angers, au sujet de son projet de création à Angers d'un Musée industriel. Des remerciements seront adressés à M. Giffard, ainsi qu'à M. Godard-Faultrier, qui fait hommage, à la Société, d'un travail sur l'histoire de l'hôtel Besnardière.

La Société nationale pour l'avancement des Sciences invite la Société Agricole el Industrielle d'Angers et de Maine-et-Loire à se faire représenter au Congrès, qui aura lieu, cette année, à Oran. Une carte, donnant droit à une réduction de moitié sur le prix du voyage, est à la disposition de celui de nos Membres qui désire se rendre à cette réunion intéressante.

M. le Vice-Président doone lecture, en place de M. Bouchard, qui s'est fait excuser de ne pouvoir se rendre à la réunion, de son travail sur la culture des plantes médicinales en Maine-et-Loire.

Dans cet intéressant travail, M. Bouchard montre par quelles voies un homme de bien, M. Pierre-Aimé Godillon, ne poursuivant tout d'abord qu'un but philanthropique, et une noble pensée de charité, est arrivé à créer à Puits-Chesnault et à Saint-Lambert-du-Lattay, une industrie agricole intéressante, à laquelle, en 1853. son fils, M. Emile Godillon, a donné la plus grande extension : la culture des plantes médicinales. Il y adjoignit , bientôt, la culture des plantes employées dans la distillerie

Cette culture de spécialités, s'attachant à des plantes odoriférantes et parfumées, très nombreuses, est en pleine prospérité dans plusieurs communes avoisinantes; le sol, le climat, et les expériences faites dans cette culture, léguées par M. Godillon, permettent à notre département de soutenir la concurrence contre des cultures semblables, répandues dans d'autres départements.

M. Bouchard donne quelques détails, sur le système de culture de ces plantes qui, quoique demandant de bonnes terres, a permis, même à ces bonnes terres, d'être affermées avec une plus-value de 50 0/0. M. le Secrétaire donne, ensuite, des renseignements très précieux et très précis sur le rendement, les frais de culture et les prix de revient de cette industrie agricole. Les bénéfices sont tels que, supérieurs à ceux de la vigne, du 'blé et du chanvre, ils pourront tenter les agriculteurs de notre département. Les soins exigés par le sol, destiné à cette culture, provoquent le nettoyage et l'enrichissement du terrain ; le blé qui leur succède donne de 28 à 30 hect. à l'hectare, au lieu de 20 à 24 que l'on obtient dans les années fécondes. C'est une culture à encourager; les débouchés sont nombreux et assurés.

M. le Président remercie M. le Secrétaire de cette très importante communication, qui sera insérée dåns nos Bulletins.

M. de Capol, vice-secrétaire, donne lecture de son travail intitulé : De l'emploi rationnel et économique des engrais chimiques.

Les engrais chimiques, ou, du moins, les matières premières qui servent à les fabriquer, sont des subsiances dont les propriétés chimiques et physiques, ne sont pas les mêmes ; les unes sont solubles, les autres le sont moins, ou ne le sont qu'avec le temps.

Quelques-unes d'entre elles ont une réaction acide, les autres alcaline: des réactions, signalées par M. Audouard, de Nantes, peuvent avoir lieu entre les unes et les autres de façon à diminuer la richesse de l'engrais fabriqué, et, par suite, peuvent entraîner des procés dans les analyses faites, en cas de contestation.

Il résulte de ces deux ordres de faits, qu'il est imprudent de mélanger les différentes matières des engrais, puisqu'elles peuvent réagir l'une sur l'autre avec perte, et que, mises imprudemment et en temps inopportun dans le sol, elles peuvent s'y perdre sans produire leur action immédiate et maxima.

Une autre considération, plus sérieuse encore, motive la nécessité d'employer séparément ces diverses matières des engrais : c'est le coût de leur mélange, dans les grandes usines, avec une gangue, base principale de toute falsification.

En effet, les transports onéreux, faisant souvent double emploi, les frais de manipulation, les déballages et les emballages de ces diverses malières, les frais généraux afférant à toutes ces opérations industrielles sont tels, que les usines les mieux organisées, opérant avec économie et avec la plus grande loyauté, ne peuvent exécuter toutes ces opérations, sans augmenter de 50 à 60 0/0 la valeur marchande des éléments : azote, phosphore, potasse, cotés tels qu'ils le sont aujourd'hui dans le commerce des matières premières des engrais.

A l'appui de cette thèse. M. le Vice-Secrétaire fournit des chiffres, prouvant suffisamment ce qu'il avance. Ce travail sera inséré, dans son entier, dans les Bulletins de la Société.

M. Couscher de Champfleury lit son rapport sur la vérification du comple financier de l'exercice 1887. Ce rapport conclut à une bonne situation ; des remerciements seront adressés à J. Jamin, trésorier de la Sociélé.

M. Urseau demande à M. le Président que la Société se préoccupe de la loi en étude sur les bouilleurs de cru. Le département de Maine-et-Loire a été, cette année, classé le onzième parmi tous les départements vinicoles; il est juste que les intérêts des bouilleurs de cru soieni défendus, devant la Commission d'enquêle, dite de l'alcool, et parmi les Membres de laquelle ne se trouve NOMMÉ aucun bouilleur de cro.

Satisfaction est donnée à M. Ursean, et une Commission, composée de MM Deperrière, Bouchard, De Capol, Jamin, Auger-Bascher, Urseau, D' Lecacheur, est nomInée. pour étudier cette question et formuler, s'il y a lieu, ses voeux et conclusions.

M. Camille Vetault, propriétaire à Mûrs, est présenté par MM. Giffard, pharmacien, et A Bouchard.

La séance est levée à quatre heures et demie.

SÉANCE DU 28 AVRIL

Présidence de M. le Sénateur A. BLAVIER, président.

A deux heures et demie, M. le Président déclare la séance ouverte et donne la parole à M. le Secrétaire pour la lecture du procès-verbal de la précédente séance. Il est adopté sans observation.

M. le Président donne lecture d'une dépèche de M. le Ministre de l'instruction publique relative à l'ouverture du Congrès annuel des Sociétés savantes, et comprenant le règlement des séances et la lecture des mémoires présentés.

M. le Préfet a demandé également à la Société de lui présenter, en vue de l'Exposition universelle, un état de l'agriculture en Anjou avant 1789 et à l'époque actaelle, et les charges pesant sur elle, avec loutes les variations entre les deux époques.

M. Bouchard, consulté sur ce travail, répond que l'administration ne semble pas se douter de l'importance et de l'étendue de l'étude qu'elle demande; qu'en ce qui le concerne, il a en mains les documents nécessaires, qui lui ont déjà servi pour faire son travail sur l'histoire de l'agriculture en Anjou , et qu'il tient à ne pas s'en dessaisir.

Il est alors décidé que la Société ne prendra pas part au travail auquel il lui est demandé de concourir.

M. le président du Comice du Louroux-Béconnais adresse à la Société un exemplaire des statuts revisés du Comice agricole du canton du Louroux-Béconnais.

L'assemblée remercie M. Huaull-Dupuy d'avoir bien voulu adresser l'exemplaire des statuts du Comice, qu'il préside avec tant de talent.

M. le Président donne lecture du veu en faveur des bouilleurs de cru présenté au nom de la Société et formulé par M. de Capol.

L'assemblée accepte la rédaction proposée. M. Bouchard termine sa communication sur la culture des plantes médicinales en Anjou.

1

L'assemblée écoute avec grand intérêt la nole présentée par M. Guittet fils, vétérinaire à Angers, sur le maïs dans l'alimentation du cheval. Ce travail propre à instruire les agriculteurs paraîtra dans le Bulletin de la Société.

M. Camille Vétault, présenté à la dernière séance, est admis comme membre titulaire de la Société.

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.

SÉANCE DU 26 MAI

Présidence de M. DEPERRIÈRE, vice-président.

La séance est ouverte à deux heures et demie. Lecture est donnée du procès-verbal de la dernière séance; il est adopté.

M. Deperrière donne lecture d'une partie du questionnaire, adressé par M. Max Richard, président du Comité départemental de Maine-et-Loire de l'Exposition universelle de 1889, questionnaire ayant comme objet l'enquête préparatoire à l'exposition d'économie sociale.

Parmi toutes les questions posées, quelques-unes intéressent notre Société, dont nous pourrions relater le régime, l'histoire, les travaux et les créations.

M. Bouchard sera prié de vouloir bien répondre à cette partie du questionnaire : notre Bulletin, 1881, page 55, renferme déjà quelques documents.

Lecture est donnée d'une dépêche de M. le Directeur du Bureau central météorologique.

M. Raimbault, de Thouarcé, envoie le résumé de ses observations météorologiques pour 1887.

M. le Président signale dans la correspondance une lettre du président d'une société contre l'abus du tabac; en 1889, lors de l'Exposition universelle, cette question sera traitée d'une façon générale. M. le Président prie les personnes qui auraient quelques documents à fournir sur cette question, de les préparer pour 1889.

« PreviousContinue »